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N’ayons pas honte ! Mon petit album pour enfants destiné à apprendre à compter jusqu’à 10 tout en découvrant l’origine des ingrédients d’un (excellent) gâteau aux pommes, Le gâteau pour compter, est publié en ligne aux éditions numériques 999. L’e-book du Gâteau est lisible et téléchargeable gratuitement sur le site Edition999 dans la rubrique Jeunesse.

https://www.edition999.info/Le-gateau-pour-compter.html

Si ce modeste album vous plaît (ou pas) n’hésitez pas à laisser des commentaires sur le site des éditions 999, ou sur ce blog ! Je sais que ce petit livre est imparfait, mais vos commentaires pourraient m’aider à faire mieux la prochaine fois ! Merci d’avance.

A bientôt…

Albertine Herrero

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Première bougie (31 mai 2018 – 31 mai 2019)

Un blog ? Quelle drôle d’idée. C’est jeune un blog. C’est narcissique un blog. C’est superficiel un blog.

Alors dans ma quarantième année, totalement réfractaire à l’informatique et aux réseaux sociaux, incompétente malgré ce que pense le ministère de l’Éducation Nationale qui veut que tous les profs de maths enseignent la programmation et les nouvelles technologies, j’avais accepté de m’enfoncer dans une fâcherie générationnelle contre tout type de déballage individualiste connecté « genre » ma vie, mon génie, mon cul.

Vieille boudeuse sans barbe, je fustigeais le voyeurisme et la vanité de la toile, sorte de fenêtre sans rideau, ouverte sur la nuit, devant laquelle des naïfs nombrilistes s’exposent nus après avoir allumé toutes les lumières.

Et puis un ami pour mes quarante ans m’a offert un livre, un livre bien étrange pour ma bibliothèque essentiellement constituée alors de classiques français. Elle se diversifie depuis. C’était le roman tout récent de Chimamanda Ngozi Adichie, une romancière nigériane de mon âge : Americanah.

Ce roman s’est trouvé être tout ce que je rêverais d’écrire, à l’opposé des « posts »* superficiels des blogs de mon imaginaire. Un pavé bien écrit, des tranches de vies, profond sans emphase, sensuel sans crudité, ironique sans cruauté, observateur. N’aurais-je pas rêvé d’être aussi créative à quarante ans que Chimamanda Ngozi Adichie ? Sans doute, mais ce livre, par son enthousiasme et sa vie, n’est pas de ceux qui crée des regrets, de la nostalgie ou des jalousies. Il m’a transmis son enthousiasme et fut ma petite révolution de la quarantaine.

Le personnage principal du livre est une jeune femme nigériane partie étudier aux États-Unis. Confrontée au racisme quotidien de la société américaine, tout à coup conscience d’être noire dans ce nouvel environnement, elle ouvre un blog pour y publier ses impressions et croquer en quelques lignes des scènes de sa vie de tous les jours, des conversations, des situations déclenchées par la relation des autres à sa peau noire.

Mais bon sang, mais c’est bien sûr ! Depuis mes quinze ans je rêvais d’écrire tout en me sachant incapable de construire une intrigue, des personnages dignes d’être vrais, un roman. Je voulais écrire comme on prend des photos. Je voulais écrire des images de la rue, des gens vus dans le bus, ma marchande de fruits et légumes, des anecdotes, des scénettes, des rires, des absurdités, des colères. Je voulais écrire un album de textes, comme des clichés pris sur le vif. Je voulais me libérer de l’obligation inhibitrice de chercher une intrigue, de faire preuve d’imagination, de créer des personnages plus vivants que les vivants et dont les destins exceptionnels résisteraient au temps. Je voulais du quotidien, et de tous ces gens ordinaires que j’aime croiser sur mon chemin.

Où pouvais-je donc écrire un kaléidoscope de textes avec le rêve, au début encore mal formulé et hésitant, que cette multitude d’images au fil du temps formerait le tableau d’un quartier ? Où laisser un témoignage de l’ordinaire ?

Dans un blog.

Timide, apeurée, j’ai interrogée mon ordinateur : dans quelle partie de ses entrailles ou de ses réseaux fallait-il fouiller pour créer un blog ? Alors c’est un autre ami qui s’est présenté. Il est venu m’aider, et clic clic clic, par lui, le blog d’Albertine est né. Est-ce un hasard, une chance ou un événement sans importance si l’ami cliqueur de blog est un peintre qui professe l’importance des vies ordinaires ? Olivier Terral** réalise des portraits, peints avec l’empreinte digitale du pouce de ses modèles, des gens de tous les jours, des voisins, des malades, dont l’image sur le tableau s’accompagne d’une courte interview : quelques mots emblématiques de leur histoire. Un kaléidoscope de fragments condensés d’humanité. Un témoignage.

Ainsi inspiré et parrainé depuis un an, ce blog est devenu ma petite maison dans la toile. J’ai réalisé que je pouvais équiper ma fenêtre ouverte sur la nuit de vitres cathédrales, de miroirs grossissants, de voilages. J’ai compris que moi seule déciderais si l’éclairage serait cru, ou simplement suggestif, s’il illuminerait toute la pièce ou juste un morceau choisi. J’ai espéré que je pourrais parler de maternité, de mon lycée et de mon quartier sans dévoiler d’intimité. J’aimerais qu’un jour apparaisse l’image, multiple mais reconstituée, du voisinage. Un témoignage en forme de bouteille à la mer dont je serais heureuse qu’il puisse vous amuser.

Merci à tous mes visiteurs de cette année.

*post : message publié dans un blog.

**Olivier Terral est un artiste peintre. Son site Empreintes de vie, est accessible à partir de ce blog. Olivier est l’auteur du portrait et de la photo qui illustrent ce texte.

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Enfantillages

Comment ? Pas de texte cette semaine ?

Non.

Repos ? Peut-être.

Enfantillages ? Sûrement.

C’est qu’aujourd’hui j’ai rajouté une page à ce blog : Livre à compter.

C’est un petit livre pour enfants qui ne vous apprendra rien : il s’agit de compter jusqu’à 10.

Le faire m’a beaucoup amusée.

Je le trouve moins raté que le précédent, le livre sur les Marées expliquées aux enfants, même s’il est encore trop sage, trop propre, trop prof.

Si vous avez un moment, mettez-moi un petit commentaire, une critique, un conseil… J’en serais ravie, pour profiter de vos avis et faire que le petit livre pour enfants suivant soit peut-être encore moins raté que le précédent.

« C’est en écrivant qu’on devient écriveron »*

Et en dessinant ?

Merci pour vos contributions bénévoles si vous en avez l’envie et le temps.

Comment faire ?

Pour lire le petit livre, il faut cliquer sur « Livre à compter » dans le menu en haut de la page d’accueil.

Pour mettre un commentaire, il suffit de cliquer dans le bandeau à droite sur « Enfantillages », et de dérouler l’article jusqu’au bout pour trouver le cadre qui vous invite à laisser un commentaire. Et n’hésitez pas à être sincère !

Merci pour votre visite.

*Citation de Raymond Queneau