Bach un peu foutraque

Bach c’est carré. Bach c’est pas romantique. On ne sert pas Bach avec une sauce à la guimauve.

J’avale mon métronome et je joue au cordeau.

_ On se fait chier, me dit mon prof.

_ Oui c’est vrai, mais je ne suis pas Glenn Gould pour savoir mettre de la beauté dans un carré. Un ritenuto, un fortissimo ne seraient-ils pas, ici, anachroniques ?

J’attends de mon prof qu’il me guide. Quelle est la bienséance ? Quels sont les interdits ?

_ Bof, soupire-t-il, puisque vous jouez sur un piano qui n’existait pas à l’époque de Bach, on n’est pas à ça près… Jouez, faites des fausses notes. La pire erreur, c’est l’ennui.

Qui m’écoute après tout ? Mon piano Kawai tout neuf a de superbes graves que j’aime entendre, et si je jouais mieux, je serais peut-être ailleurs. J’ose ma liberté d’amateur sans public et je m’amuse. Je joue devant un mur. N’est-ce pas encore trop timide ? Les nuances ne résonnaient-elles pas mieux dans ma tête qu’en vrai ? Pardon aux érudits, qui par hasard tomberaient sur cette vidéo sans prétention.

Bonnes vacances.

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Le cri du canard confiné

The judge’s dilemma

Ce qui suit n’est que la vidéo amateur d’une débutante en cornemuse. Merci pour votre indulgence.

This is an amateur video. I have been learning to play the bagpipes for less than four years. Please be indulgent !

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Cliché océanique

Il était évident que je devais un jour mêler aux vagues l’étude n°12 opus 25 de Chopin. Rien d’original puisque cette étude est surnommée l’Océan.

N’était-ce pas trop facile ? C’est alors qu’une inspiration plus originale me vint : et pourquoi pas plutôt l’Intermezzo du Carnaval de Vienne de Schumann ? Vienne sur la côte atlantique ! Voilà qui devenait artistique ?

Vous me félicitez ?

Vous louez ma créativité ?

Et bien vous savez quoi : c’est que l’Océan, je n’ai jamais réussi à la jouer…

Voici donc ma version d’amateur de l’Intermezzo du Carnaval de Vienne de Schumann. Merci pour votre indulgence.

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Fin d’année

L’année se termine, ensoleillée. Le souvenir de la sécheresse de l’été étonne : les marais sont à présent verts et gorgés d’eau. Les grandes marées des derniers jours ont laissé une étrange moisson sur la plage : planches, pieux, pneus, plastiques, bouteilles colonisées par d’étonnants bivalves blancs, squelettes de poissons, crabes, ficelles. Les promeneurs se promènent, les surfeurs surfent, et moi je sonne à leur casser les oreilles. Je ne suis presque plus prof, et c’est tant mieux.

Ce qui suit n’est que la vidéo amateur d’une débutante en cornemuse. Merci pour votre indulgence.

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Cliché d’automne

Élégie opus 3 n°1 de Serge Rachmaninov

(Ceci est une vidéo amateur. Merci pour votre indulgence si vous la visionnez)

La main gauche fait 1—2-3.

Et pendant ce temps la main droite fait 1—2-3-4.

Ma main gauche commence sérieusement à fatiguer. Une heure et six mois que nous nous acharnons sur les trois mêmes lignes. J’avais l’impression d’avoir compris et progressé depuis le dernier cours, hélas non. Inlassablement le prof me fait rejouer les mêmes mesures.

Allez : une fois en comptant 1—2-3 avec la main gauche puis une fois en comptant 1—2-3-4 avec la main droite. On alterne. Je compte. Ma voix me parvient, ridicule. Quand je compte avec la main gauche, la main droite s’arrête. Quand je compte avec la main droite, la main gauche se bloque. Dans les deux cas, la main gauche tombe à côté, écrasant les mauvais accords.

J’ai envie de dire comme ma fille que je fais travailler tous les soirs : « C’est dur !!! » Le violon c’est dur !!! L’Allemand c’est dur !!! Préparer son cartable sans rien oublier pour une journée de 6ème c’est dur !!!

Rachmaninov au piano c’est dur ! Et mettre les deux mains comme il faut je n’y arriverai jamais d’abord ! Je m’embrouille, je n’arrive pas à compter jusqu’à trois, encore moins jusqu’à quatre. Le métronome martèle tous les 1. Ma voix le devrait aussi. Échec.

Mon Élégie sera toujours boiteuse.

Mais j’ai décidé de militer pour le droit de mal jouer des musiciens amateurs. Si les remarquables interprètes sont admirables, la musique ne vit-elle pas aussi de ses imperfections, sortie de mains maladroites qui consacrent leur temps libre à la massacrer avec naïveté et passion ?

Voici donc mon interprétation de l’Élégie opus 3 n°1 de Serge Rachmaninov. Elle claudique un peu, mais peut-être marchera-t-elle mieux demain, ou jamais sous mes doigts. Tant pis. Je vous la livre comme ça.

Et pour ne reculer devant aucun cliché, je vous sers cette plainte élégiaque qui tartine du romantisme en couche épaisse, accompagnée d’une tempête automnale sur le parc. Pour les âmes sensibles uniquement !

La vidéo dure moins de 6 minutes.

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The Old wife of the Milldust

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Mozart : Sonate pour piano n°12

Ceci est une video amateur et sans prétention. Il y a des fautes, des doigts qui s’embrouillent et se bousculent, des pages mal tournées, des forte trop durs et des piano oubliés, mais je ne pouvais pas faire mieux. Merci pour votre indulgence si jamais vous visionnez ce morceau.

Avant, quand on voulait écouter une sonate de Mozart, il fallait aller au concert ou acheter le disque. Maintenant, il suffit de taper sur You tube : « Sonate pour piano n°12 de Mozart » pour la trouver en 12 secondes jouée par Maria Joao Pirès.

C’est précieux et c’est économique. D’un autre côté c’est aussi décourageant : à quoi bon s’enregistrer soi-même jouant très mal la sonate pour piano n°12 de Mozart dans ce cas ? J’ai bien conscience que le faire n’est pas pertinent. C’est inutile. C’est ridicule.

Mais ce blog est ma « maison » et j’avais envie de le faire. Pourquoi ? Pour voir d’abord si j’arrivais à la tenir en entier sans m’arrêter, sans me déconcentrer, malgré les nombreuses erreurs de notes et d’interprétation. Je n’avais jamais travaillé une sonate en entier, pas même quand j’étais adolescente au conservatoire et quand je travaillais tous les jours mes morceaux avec application, voire même avec acharnement.

Et puis nous ne sommes plus à l’époque des salons, quand l’hôtesse et ses filles se mettaient au piano pour charmer leurs invités. Je ne joue donc jamais devant personne, pas même quand j’ai des invités car ils préfèrent – et je les comprends – être charmés par la chère que par des sonates jouées de façon indigeste.

Depuis l’invention géniale du système « Silent » qui a greffé un piano numérique sur un vrai piano à cordes, et qui permet de jouer pour soi seul avec un casque sur les oreilles, je peux même dire que j’ai même rarement l’occasion d’entendre le vrai son de mon piano.

Pour toutes ces raisons je me suis offert ce matin de jouer la sonate pour piano n°12 de Mozart en entier et en faisant vibrer tout l’immeuble. Tant pis pour les voisins qui n’ont pas eu d’autre choix que de l’entendre, contrairement à vous qui n’êtes pas obligé de cliquer sur la video.

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