Torpeur

En cette grise après-midi, la sieste ressemble à la nuit.

Le Petit qui a hurlé pour ne pas aller se reposer, dort maintenant à poings fermés, conforté dans le sommeil par la tombée du jour.

Le Moyen joue, le visage collé au parquet, à quatre pattes, les fesses en l’air, au milieu de legos, de playmobils, de morceaux de circuits et de livres éparpillés. De sa bouche vrombissent les moteurs de ses voitures miniatures. Une course fait rage dans la lumière électrique crue de la chambre.

La Grande, en signe d’adolescence naissante, a fermé sa porte, heureusement fort bien décorée de photos d’animaux, de dessins, de mots doux et de messages menaçants. De l’huisserie filtrent des chants de marins qu’elle écoute en boucle depuis plus d’un mois. Peut-être lit-elle. Peut-être s’évade-t-elle en tapotant sur son téléphone vers quelque copine partie de l’école primaire pour un autre collège que le sien. Non. Elle invente une vie à ses barbies, assise en tailleur au cœur d’un amoncellement de poupées, d’accessoires et de chiffons. La chrysalide crée ses surprises.

Vaincu par la pénombre de plus en plus épaisse et par la correction de copies tristement mauvaises de lycéens si gentils qu’on leur souhaiterait d’avoir tous vingt, mon mari dort dans le canapé, stylo rouge abandonné, serrant dans ses bras un coussin.

Dehors des enfants du quartier courent et tirent sur les cordes des balancelles doubles du parc, mais les cris semblent assourdis et le manège s’est tout illuminé des néons roses qu’on n’utilise qu’à cette courte période de l’année : quand l’heure tardive de fermeture du jardin d’une fin d’octobre cohabite avec l’obscurité précoce qui est déjà celle de novembre.

Il faudrait ranger, aspirer, sincer*, laver, étendre, repasser. On devrait sortir les devoirs, les cahiers, les leçons. Il serait bon de frotter, pincer, frapper, souffler, marteler piano flûte et violon.

L’atmosphère grise du boulevard est saturée d’humidité. Dans quelques minutes le parc se videra, et le manège éteint disparaîtra dans l’ombre des arbres, masse sombre soulignée par une rangée de réverbères et balayée sur ses frontières par les phares des véhicules pressés de rentrer chez eux.

On me dit qu’il faut méditer. En bouddha ? En silence ? Au soleil ? Je ne sais pas méditer, ni ne le souhaite. Pourtant aujourd’hui l’ennui d’un temps gris m’invite au repos. Pourquoi toujours vouloir qu’il fasse beau ?

J’aime le son des roues sur l’asphalte trempé. J’aime l’obscurité tombante qui me dit que mon corps et mon esprit ont le droit d’être fatigués. J’aime la fainéantise suggérée par la lumière déclinante. Je n’ai envie ni de ranger, ni d’aspirer, ni de sincer*, ni de laver, ni d’étendre, ni de repasser. Je vais laisser pour ce soir l’esprit de mes enfants en jachère, sans orthographe ni partition, comme une terre après la moisson. Je reste assise et ne me lèverai que pour préparer, dans cet appartement assoupi, un dîner de soupe au potiron et de pain perdu.

Fin de vacances, début de week-end, les heures prochaines prévoient d’apporter la pluie. La grisaille s’annonce comme un prélude avorté à l’hibernation. Il faudra retravailler, se lever de nuit, sortir bottes et parapluies, protéger les enfants des gouttes et des flaques sur le chemin de l’école, s’enfoncer frileux et anxieux au plus profonds des aubettes** pour espérer l’arrivée prochaine du bus pris dans les embouteillages indissociables des routes glissantes et des conducteurs moroses.

Dans l’attente de cette reprise qui ignore les saisons, l’automne mouillé nous ankylose et nous offre une pause.

*Sincer : « Passer la serpillère » dans mon parler régional.

**Aubette : « Abri-bus » dans ce même parler régional. Quelle ne fut pas ma surprise en venant travailler à Paris de constater que ce vocabulaire n’était pas universel !

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Pain perdu et soupe au potiron

Parce que dans un blog de femme on attend des recettes de cuisine

Ingrédients pour 6 personnes

Pour la soupe :  
1 tranche de potiron de 4 ou 5 centimètres d’épaisseur ( peut se faire avec une courge butternut ou du potimarron).
1 oignon
3 belles carottes
2 grosses pommes de terre
30g de beurre
¾ litre de lait environ
¾ litre d’eau environ
Sel
Pour le pain perdu :
 
Vos restes de pain dur (baguette, campagne, boule)
2 œufs
¼ de litre de lait
Sucre en poudre
Huile pour la friture  

Papier absorbant

Préparation de la soupe au potiron :

Pelez et coupez l’oignon, les carottes, les pommes de terre et le potiron.

Remarque : si vous utilisez du potimarron, il est inutile de l’éplucher.

Faites revenir l’oignon dans le beurre à feu moyen dans une grande casserole. Remuez bien les morceaux d’oignon pour qu’ils n’attachent pas et ne noircissent pas.

Ajoutez les autres légumes coupés, mélangez bien, salez à votre goût.

Recouvrez les légumes avec l’eau et le lait. Laissez bouillir environ 30 minutes.

Mixez la soupe après cuisson pour qu’elle soit bien lisse.

Préparation du pain perdu (dessert)

Pendant que la soupe cuit, vous pouvez préparer votre dessert en cassant dans un saladier les deux œufs et en les battant en omelette à l’aide d’une fourchette.

Ajoutez le lait sur les œufs battus. Mélangez bien.

Trempez le pain rassis coupé en tranches dans le mélange œufs-lait. Le pain doit absorber le liquide sans toutefois être trop imbibé et tomber en morceaux.

Dans une grande poêle, faites chauffer votre huile de friture. Une fois qu’elle est chaude, mettez-y à cuire les tartines de pain trempées d’œufs et de lait. Retournez les tartines à mi-cuisson pour qu’elles soient bien dorées des deux côtés.

Une fois cuites, posez les tartines sur du papier absorbant pour éponger l’excès d’huile, puis saupoudrez-les de sucre en poudre avant qu’elles ne soient froides.

Continuez jusqu’à épuisement du mélange ou du pain.

Servez tiède.

Cliché d’automne

Élégie opus 3 n°1 de Serge Rachmaninov

(Ceci est une vidéo amateur. Merci pour votre indulgence si vous la visionnez)

La main gauche fait 1—2-3.

Et pendant ce temps la main droite fait 1—2-3-4.

Ma main gauche commence sérieusement à fatiguer. Une heure et six mois que nous nous acharnons sur les trois mêmes lignes. J’avais l’impression d’avoir compris et progressé depuis le dernier cours, hélas non. Inlassablement le prof me fait rejouer les mêmes mesures.

Allez : une fois en comptant 1—2-3 avec la main gauche puis une fois en comptant 1—2-3-4 avec la main droite. On alterne. Je compte. Ma voix me parvient, ridicule. Quand je compte avec la main gauche, la main droite s’arrête. Quand je compte avec la main droite, la main gauche se bloque. Dans les deux cas, la main gauche tombe à côté, écrasant les mauvais accords.

J’ai envie de dire comme ma fille que je fais travailler tous les soirs : « C’est dur !!! » Le violon c’est dur !!! L’Allemand c’est dur !!! Préparer son cartable sans rien oublier pour une journée de 6ème c’est dur !!!

Rachmaninov au piano c’est dur ! Et mettre les deux mains comme il faut je n’y arriverai jamais d’abord ! Je m’embrouille, je n’arrive pas à compter jusqu’à trois, encore moins jusqu’à quatre. Le métronome martèle tous les 1. Ma voix le devrait aussi. Échec.

Mon Élégie sera toujours boiteuse.

Mais j’ai décidé de militer pour le droit de mal jouer des musiciens amateurs. Si les remarquables interprètes sont admirables, la musique ne vit-elle pas aussi de ses imperfections, sortie de mains maladroites qui consacrent leur temps libre à la massacrer avec naïveté et passion ?

Voici donc mon interprétation de l’Élégie opus 3 n°1 de Serge Rachmaninov. Elle claudique un peu, mais peut-être marchera-t-elle mieux demain, ou jamais sous mes doigts. Tant pis. Je vous la livre comme ça.

Et pour ne reculer devant aucun cliché, je vous sers cette plainte élégiaque qui tartine du romantisme en couche épaisse, accompagnée d’une tempête automnale sur le parc. Pour les âmes sensibles uniquement !

La vidéo dure moins de 6 minutes.

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Barbarismes

Il m’arrive, le lundi, de commencer ma semaine assise à une terrasse parisienne. Peu à peu libérée des concepts, autrefois omniprésents dans ma tête, de rentabilité, d’efficacité et de temps obligatoirement bien employé, j’apprends par mon congé à renouer des amitiés aux terrasses des cafés.

Lundi dernier, sirotant, sous un timide soleil automnal, une orange pressée, j’écoutais une camarade militante et informée, me raconter comment les éleveurs de moutons devaient pucer, sous peine de vigoureuses représailles, leurs bêtes avec des puces électroniques à usage unique, et comment ils devaient gérer leur troupeau sur informatique, contraints de déclarer comme « déchet » la laine des moutons élevés et tués pour leur viande, rendant de ce fait impropre réglementairement à la vente, la toison mousseuse destinée exclusivement, de par son nom sur le Web, à la poubelle.

Le Monde va mal. Les jeunes sont dans la rue pour le climat. Les scientifiques sont pessimistes. Les gilets jaunes ont gelé leurs fesses sur les ronds points sans résultat. Les policiers tapent sur les pompiers. Des adolescents fendent au marteau le crâne de leurs potos. Les retraites vaudront bientôt des clopinettes et ne suffiront plus à payer les EHPAD dans lesquels les vieux n’ont pas tous les jours droit à leur toilette. Des guerres éclatent. Des gens crèvent. La Terre fait la gueule. Et on jette la laine, sacrifiée à l’absurde idée d’une cyber-traçabilité mondialisée.

Dans ce chaos planétaire je n’ai rien trouvé de plus utile, comme porte de sortie à mon bordel intérieur shooté aux anti-dépresseurs, que d’entamer une formation de spécialiste en typographie et en orthographe. Le jour où la société explosera, je serai chez moi à mettre des points sur les i et à couper des virgules en quatre.

Mathématiques et orthographe seraient-elles les deux mamelles d’une stratégie vitale d’évitement du réel ?

Jeune étudiante en classes de mathématiques supérieures et spéciales, on m’enfermait quatre heures chaque semaine dans la chapelle du lycée qui, laïcité oblige, ne préparait plus qu’aux sacrements des concours d’entrée aux grandes écoles. Au milieu d’autres aspirants ingénieurs, je me penchais sur les énoncés des devoirs hebdomadaires d’entraînement aux épreuves. Bien qu’assise sous des vitraux, je n’ai jamais été touchée par la grâce scientifique et mes copies ont toujours été médiocres, mais je prenais plaisir à ces heures de réflexion, équipée seulement de feuilles et d’un stylo. Un jour j’ai compris que si je pouvais apprécier de me taire et de me concentrer sans beaucoup de succès pendant des heures sur des fonctions et des espaces vectoriels inconnus du journal de 20 heures, c’est que je devais être plus faite pour les maths que pour la réalité.

Qui s’est un jour intéressé aux espaces mathématiques de Banach, n’a pas grand chemin à faire pour s’amuser des questions d’orthographe. A l’heure d’une extinction massive des espèces, est-il bien utile de se passionner pour des murs orange et verts, en raison de la curiosité de leur accord, hors toute considération sur la laideur d’un tel décor ?

Redevenue étudiante il y a quelques jours, je renoue ce soir avec la rédaction d’un devoir. Les enfants dorment. De la cuisine me proviennent les cliquetis de la vaisselle que mon mari lave : il fait disparaître les reliefs de notre dîner à l’eau sans pinot d’Alsace ni pineau des Charentes. Je fonce avec alacrité sur les barbarismes, solécismes et pléonasmes qu’on me charge de débusquer. J’imagine être un jour capable d’accueillir dans le plus beau langage à l’aéroport un aréopage de savants. Ravie, concentrée, l’irruption d’un gêneur dans mon salon me donnerait, là ce soir, des éruptions de boutons. Verriez-vous un inconvénient à ce que demain je m’achète des bottes rouges et des bottines marron ? Que je porte au matin une robe bleue sous une veste bleu clair accompagnée d’une étole bleu-gris ?

Sur mon bureau encombré de dictionnaires et d’ouvrages de référence, je travaille. Phrase après phrase j’avance, et petit à petit « l’incendie » de mon texte n’est heureusement plus « circoncis ». La vaisselle est terminée. Mes yeux sont fatigués. Déjà. Je m’endors sur une « dune de sable » comme naguère je m’endormais au cours de la correction de certaines copies, la tête dans une main. Serai-je en mesure de finir ce devoir ? De nombreuses années ont passé depuis les sujets d’examens posés dans la chapelle du lycée. Puis-je encore d’être bonne élève ? Les vieilles bonnes élèves existent-elles ?

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Le point commun

Une copine m’a demandé d’aider son fils de onze ans en maths : « Puisque tu ne fais rien. »

Elle n’est pas la seule.

Que je ne fasse RIEN depuis plusieurs mois devient une opportunité pour certains qui ne comprennent RIEN depuis des années : « Moi, les maths, je ne comprends RIEN. »

Une prof de maths en jachère, c’est une aubaine. J’avoue ressortir avec le sourire de ces salons dans lesquels on m’accueille pour faire des exercices et faire comprendre des leçons. On me dit merci, on me pose des questions. Une amie russe me sert à la russe du thé et de la tarte aux framboises dans de belles porcelaines posées sur une nappe blanche damassée repassée. Ailleurs je découvre un verre d’eau sur le bureau et une assiette de gâteaux orientaux qui dégoulinent de miel et colleront mes doigts au rapporteur et à l’équerre. Un père restaurateur glisse dans mon sac, entre livres et calculatrice, du soja et un quartier de jambon. Un informaticien m’offre aide et conseils quand je le jugerai bon.

On me reçoit pieds nus, parfois en pyjama, dans des intérieurs sombres ou clairs, aérés ou confinés, ordonnés ou encombrés par des vêtements pendus aux fenêtres et par des bouteilles de lait qui attendent d’être rangées. Partout je suis attendue et bien traitée, et partout je sens le poids de la responsabilité que me font endosser ces parents qui espèrent de moi LA solution. Ce n’est pas toujours possible. L’attente des progrès peut être longue. Je crois au travail mais je ne sais pas faire de miracles. Gavée de pâtisseries et de charcuterie, j’ai peur d’être source de déceptions.

Me voici donc embarquée ce samedi aux origines de la géométrie avec le fils de mon amie, un garçon aussi adorable qu’il est maladroit avec une règle et un compas. La leçon à réviser pour lundi porte sur les droites parallèles et les droites sécantes. Deux droites parallèles en géométrie euclidienne n’ont pas de point d’intersection. Deux droites sécantes ne sont pas parallèles. Sécantes : « sécateur » ? Bof, le champ lexical ne convainc pas l’enfant d’appartement qui n’a jamais taillé de rosiers. Quand deux droites se COUPENT, on dit qu’elles ont un point commun. Je dessine deux droites parallèles et demande à mon jeune élève : « Ont-elles un point commun ? » Oui. « Tu es sûr ? » Oui. « Est-ce que tu vois un point qui est à la fois sur la première droite et sur la deuxième ? » Non. « Donc, ont-elles un point commun ? » Oui. « Elles te semblent comment ces droites ? » Parallèles. « Donc ? » Donc elles ont un point commun. Il est sûr de lui.

Un moment interdite, désemparée, à la recherche d’autres mots pour expliquer, je le regarde dans les yeux et j’éclate de rire à la subite révélation : deux droites parallèles ont un point commun parce qu’elles ont la même allure, qu’elles sont pareilles, qu’elles s’élancent dans la même direction et tracent un même chemin. Elles sont comme deux amis inséparables, similaires en tous points, qui se suivraient dans tous leurs jeux et qui aimeraient tous deux la couleur bleue, la confiture de fraise et le nutella.

Presque vingt ans que je suis prof et je découvre aujourd’hui tous les sens insolites qui peuvent se nicher dans la tête d’un gamin. Avoir un point commun, c’est se ressembler.

Je sors de cette séance ravie par la perspective que ma future « carrière » de prof particulier ne sera pas qu’une descente sociale et qu’un pis-aller financier. Après vingt ans je comprends que le cours de maths si propre copié en classe, n’a pas le sens que je croyais lui donner, pourtant clairement, une fois relu dans le foyer des parents. Il prend des libertés le bougre. Il s’évade. Il s’imagine. N’est-ce pas passionnant ?

Dans la rue, mon sac de feuilles d’exercices sur l’épaule, j’arpente les trottoirs parallèles des rues sécantes et parfois perpendiculaires de mon quartier. Je sonne chez mes amis, les poches pleines de petits papiers quadrillés sur lesquels j’ai noté les noms des interphones et les codes d’entrée. Ces amis je les reverrai ailleurs, chez moi, autour de la table rectangulaire de ma salle à manger carrée. Ces amis je vais les rassembler ce soir autour d’un plat galicien de boulettes de poulet halal et de croquettes aux œufs. Il y aura du thé à la menthe et du vin. Nous échangerons des recettes. Au cours du repas fuseront des idées, des anecdotes, des rires, des récits de coutumes et des accents. Car mes amis sont originaires de Russie, d’Algérie, de Paris, du Maroc, de l’Ile Maurice, de Guyane, d’Espagne et de Grèce. Notre point commun : des destins parallèles dans ce quartier, l’école en point d’intersection chaque soir et chaque matin de toutes nos trajectoires, et le soin commun de nos enfants qui se sont d’abord liés d’amitié avant de nous faire, nous les parents, nous rencontrer.

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Croquettes aux œufs (recette espagnole)

Parce que dans un blog de femme on attend des recettes de cuisine

Ingrédients pour 28 croquettes :

9 œufs

8 grosses cuillères à soupe de farine

½ litre de lait

60 grammes de beurre salé

1 petit paquet de chapelure de pain

Huile d’olive

Noix de muscade

Sel, poivre1 feuille de papier sulfurisé

Étape n°1 :

Faites bouillir 7 œufs pour qu’ils soient durs. Les laisser refroidir et les écaler.

Étape n°2 :

Faites chauffer dans une sauteuse 7 cuillères à soupe d’huile d’olive et 60g de beurre salé. Ajoutez les 8 grosses cuillères à soupe de farine (une cuillère par œuf plus une). Bien mélanger pour que la farine absorbe tout le gras. Râpez sur cette préparation une demi noix de muscade (c’est ce qui donne le goût). Salez et poivrez à votre convenance.

Étape n°3 :

Versez le lait dans la sauteuse en plusieurs fois, en prenant bien garde à chaque fois à ce que la préparation absorbe le lait et se transforme en pâte. A la fin on doit obtenir une boule de la consistance d’une pâte à tarte qui se détache parfaitement de la sauteuse. Laissez refroidir.

Étape n°4 :

Une fois que la boule de pâte est suffisamment froide pour être manipulée, prenez une moitié de la boule et posez-la sur un papier sulfurisé fariné. Étalez la pâte au rouleau à pâtisserie comme pour une pâte à tarte.

Coupez ensuite les œufs écalés en quatre, et posez chaque tranche d’œuf sur la pâte étalée. Coupez un petit cercle autour de chaque morceau d’œuf et repliez le cercle de pâte sur lui pour l’envelopper soigneusement et former ainsi la croquette.

Faire la même chose avec l’autre moitié de la pâte.

Étape n°5 :

Il reste à paner les croquettes en les trempant d’abord dans les deux derniers œufs battus puis en les roulant dans la chapelure.

Étape n°6 :

Faites chauffer une bonne quantité d’huile dans une poêle et faites frire les croquettes en les retournant et en surveillant bien la cuisson. Une fois dorées, sortez-les de la poêle et déposez-les quelques minutes sur un papier absorbant pour éponger l’excès d’huile de friture.

Ce plat peut se servir avec de la salade verte ou avec une salade de tomates.

Les boulettes au poulet (recette espagnole)

Parce que dans un blog de femme on attend des recettes de cuisine

Ingrédients pour 6 personnes :

½ poulet rôti ou tout équivalent de viande de poulet cuite

1 bocal d’olives vertes dénoyautées

1 oignons

6 à 8 cuillères à soupe de farine

½ litre de lait

2 œufs

1 petit paquet de chapelure de pain

Huile d’olive (et un morceau de beurre salé si besoin)

Sel, poivre

Étape n°1 :

Coupez séparément la viande de poulet, l’oignon et les olives en petits morceaux.

Étape n°2 :

Faites revenir dans une sauteuse avec une cuillère d’huile d’olive les oignons émincés. Ajoutez le poulet. Si vous avez utilisé les restes d’un poulet rôti, versez toute la sauce du poulet avec la viande dans la sauteuse. Sinon, ajoutez de l’huile et un gros morceau de beurre salé. La préparation doit être grasse car c’est la matière grasse qui servira de base à une béchamel qui va lier les boulettes. Ajouter les olives, salez et poivrez si besoin (attention à ne pas avoir la main lourde si la sauce du poulet rôti était déjà assaisonnée).

Étape n°3 :

Quand le mélange bout dans la sauteuse, ajouter 6 à 8 grosses cuillères de farine. Mélangez bien. La farine doit absorber tout le gras. Si besoin rajoutez de la farine. Versez ensuite le lait en plusieurs fois, en prenant bien garde à chaque fois à ce que la préparation absorbe le lait et se transforme en pâte. A la fin on doit obtenir une boule de la consistance d’une pâte à tarte qui se détache parfaitement de la sauteuse. Laissez refroidir.

Étape n°4 :

Une fois que la boule de pâte au poulet est suffisamment froide pour être manipulée, formez des boulettes en roulant de petits morceaux de pâte entre vos paumes. Il faudra ensuite paner ces boulettes en les passant d’abord dans deux œufs battus puis en les roulant dans de la chapelure.

Étape n°5 :

Faites chauffer une bonne quantité d’huile dans une poêle et faites frire les boulettes en les retournant et en surveillant bien la cuisson. Une fois dorées, sortez-les de la poêle et déposez-les quelques minutes sur un papier absorbant pour éponger l’excès d’huile de friture.

Ce plat peut se servir avec de la salade verte ou avec une salade de tomates.

Remarque : cette recette de base peut s’adapter à toutes sortes de variantes. On peut rajouter au poulet des dés de fromage (c’est excellent avec du comté), supprimer les olives… Il est possible aussi de remplacer le poulet par du poisson et des tomates confites émincées.