Bach un peu foutraque

Bach c’est carré. Bach c’est pas romantique. On ne sert pas Bach avec une sauce à la guimauve.

J’avale mon métronome et je joue au cordeau.

_ On se fait chier, me dit mon prof.

_ Oui c’est vrai, mais je ne suis pas Glenn Gould pour savoir mettre de la beauté dans un carré. Un ritenuto, un fortissimo ne seraient-ils pas, ici, anachroniques ?

J’attends de mon prof qu’il me guide. Quelle est la bienséance ? Quels sont les interdits ?

_ Bof, soupire-t-il, puisque vous jouez sur un piano qui n’existait pas à l’époque de Bach, on n’est pas à ça près… Jouez, faites des fausses notes. La pire erreur, c’est l’ennui.

Qui m’écoute après tout ? Mon piano Kawai tout neuf a de superbes graves que j’aime entendre, et si je jouais mieux, je serais peut-être ailleurs. J’ose ma liberté d’amateur sans public et je m’amuse. Je joue devant un mur. N’est-ce pas encore trop timide ? Les nuances ne résonnaient-elles pas mieux dans ma tête qu’en vrai ? Pardon aux érudits, qui par hasard tomberaient sur cette vidéo sans prétention.

Bonnes vacances.

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